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Et ass 5vir12 op 100,7
Mam Françoise Folmer an Dan Schneider.
Hei as de Link op den Audioarchiv vum Radio100,7. -
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Muss de lëtzebuerger Steiersystem reforméiert ginn?
Am Kontext vun den déséquilibréierte Staatsfinanzen gëtt dëse an der Emissioun „Kaarten op den Dësch“ iwwer déi sozial, wirtschaftlech an ekologesch Critèren, déi e moderne Steiersystem ausmaachen, diskutéiert. Mat Bléck op d’Ausland sinn och Steierdumping a Steierparadieser en Thema. Invitée sinn: François Bausch (déi gréng), Norbert Becker (Steierexpert bei atoz), Sylvain Hoffmann (chambre des salariés), Gilles Roth (CSV). Kaarten op den Desch
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Sur l’enseignement secondaire
„Education is not filling a bucket, but lighting a fire“ attribué à W.B. Yeats
Le but de l’enseignement est de développer de façon optimale les potentialités de l’élève et particulièrement celles pour lesquelles elle excelle et de faire d’elle une citoyenne responsable, participative et respectueuse d’autrui ou, en d’autres mots, de maximiser ses chances d’être heureuse. Pour y arriver il faut connaître au moins deux langues, dont une très correctement, comprendre l’essentiel des mathématiques, apprendre à penser et à raisonner logiquement, acquérir les connaissances de base des sciences pour comprendre la vie, la nature, l’être humain et leur place dans l’univers, ainsi que de la technologie et l’économie, pour comprendre notre société. Bien sûr, pour chaque élève il y aura des sujets plus difficiles que d’autres, mais le minimum commun à tous n’est pas beaucoup : maîtriser une langue, avoir des connaissances d’une autre langue et avoir compris les bases des mathématiques. A partir d’ici ce qui compte est le développement des intérêts et capacités spécifiques de chacun au lieu de les forcer à apprendre ce qui évidemment ils ne vont pas apprendre. Le résultat, bien sûr, sera un ensemble de jeunes avec le même diplôme de secondaire, mais avec des connaissances très diverses. Et alors ? C’est ça ce qu’il nous faut !
Comment y parvenir ? Premièrement, oubliez cette idée absurde qu’il faut connaître bien les disciplines avant de traiter un problème intéressant. Prenez chaque année trois ou quatre sujets-phares et utilisez-les pour apprendre. L’énergie par exemple vous permettrait de parler de thermodynamique, de molécules, de contamination atmosphérique, des risques et des statistiques et ses incertitudes, d’économie, de technologie, de transport, de solidarité envers les prochaines générations, etc. Approfondir un sujet important et intéressant est la façon de motiver les jeunes à s’intéresser à des disciplines considérées difficiles ou ennuyantes.
Deuxièmement, assurez-vous d’avoir les meilleurs professeurs en mathématiques, par leurs compétences tant disciplinaires que didactiques et éducatives. Ce n’est pas vrai que les gènes déterminent notre relation avec les mathématiques, en tout cas leur rôle est bien moindre que le rôle d’un bon professeur, qui sait utiliser presque n’importe quel problème de la vie pour montrer la puissance des mathématiques pour le comprendre.
Troisièmement, pour donner des chances équitables à des jeunes avec des potentialités très différentes, introduisez trois filières dans le secondaire dit classique : la filière « Langues », comme celle qui existe aujourd’hui, et les filières « Français-sciences », où l’allemand n’est pas prioritaire mais les sciences le sont, et mutatis mutandis « Allemand-sciences ». Je ne considère pas nécessaire de justifier que l’anglais doit être « a must » pour toutes les filières.
Quatrièmement, laissez donner 10% des cours par des enseignants-associés, juristes, ingénieurs, économistes, chercheurs, médecins, artistes, PDGs, etc. pour faire connaître le monde réel et les problèmes réels de la vie professionnelle.
Si on me demandait de choisir un sujet comme le plus important pour l’avenir du pays, l’éducation serait mon choix. Il ne suffit pas qu’elle soit bonne, elle doit être la meilleure, c’est notre devoir envers les jeunes.
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Une version actualisée d'un passage de l'Ancien Testament à ne pas manquer :
En 2012 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit :
Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois, j'envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !!!
Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu'une ébauche de construction navale.
Mais, Noé, tu n'as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir !
Pardonne-moi, Tout Puissant, j'ai fait tout mon possible mais les temps ont changé :
J'ai essayé de bâtir l'arche mais il faut un permis de construire et l'inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d'alarme anti-incendie.
Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l'échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue-leur vue. J'ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
L'Urbanisme m'a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l'arche jusqu'à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu'à nous. Ils ont refusé de me croire.
La coupe du bois de construction navale s'est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l'Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n'avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l'environnement, et que cela détruisait l'habitat de plusieurs espèces animales. J'ai pourtant expliqué qu'il s'agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n'y a fait.
J'avais à peine commencé à rassembler les couples d'animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës.
Ensuite, l'agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l'impact sur l'environnement de ce fameux déluge.
Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les Syndicats m'avaient interdit d'employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m'assigner devant les tribunaux pour "tentative de franchissement de frontière en possession d'espèces protégées ou reconnues comme dangereuses".
Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j'ai manqué de persévérance et j'ai abandonné ce projet. Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil a lui.
Tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé. Inutile, répondit Dieu, l'administration s'en charge. -
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¾ vun de Leit zu Lëtzebuerg sinn géint e System deen anti-sozial ass!
Laut enger Ëmfro vun Quest aus dem September 2012 sinn ¾ vun de Leit déi zu Lëtzebuerg liewen d’Accord mat der Propositioun dass den Indexatiounstaux op de Salairen a Pensiounen misst erof goen wann d'Akommes méi héich ass. 56% vun de Leit, déi eng Meenung geäussert hunn, sinn d’Accord dass esou eng Indexatioun sollt op engem Niveau vun 5.000 € Brutto de Mount plafonnéiert sinn. Firwat ass dat esou? Ma well déi Leit déi hei zu Lëtzebuerg wunnen an deeër ganz grousser Majoritéit schonns zanter laangem wëssen dass eisen jëtzegen ndexatiounssystem, deen Salairen an Pensiounen ouni Plafong zum selwechten Taux indexéiert, am Fong geholl anti-sozial ass!
D’Haaptzil vun engem (automatesch oder net) Indexatiounssystem ass et, de Pouvoir d’achat vun Salariéen an Pensionären ze erhalen wann d’Präisser erop ginn … also e ganz soziaalt Ziel. Dofir ass de Kuerf no deem des Präisdeirecht gerechent gëtt dem Wuerekuerf vun engem ‘mettleren Stot' esou gutt ewéi méiglech ugepasst (‘panier moyen de la ménagère’). Et kann een no vollzéien dass dëst Sënn mécht fir e Stot deen séin ganzt Akommes muss fir Wueren aus deem Wuerekuerf ausginn fir ze liewen. Et muss een sech awer sécherlech d’Fro stëllen op dat nach Sënn mécht fir e Stot deen e gudden Deel vun sengem Akommes net fir dës Wueren ausgëtt, mä fir Luxuswueren, déi net nécessairement méi deier gi sinn, oder och nach guer net ausgëtt mä a Finanzproduiten investéiert, déi ganz oft der Lëtzebuerger Economie net zu gutt kommen, an wou d’Ziel ass des Extra – Suen ze investéieren fir e Rendement erauszeschloen deen idealerweis méi héich sollt sinn wéi d'Inflatioun. Wei gesot dräi Véirel vun de Leit zu Lëtzebuerg sinn der Meenung dass dëst kee Sënn mécht!
En plus wou se realiséiert hunn dass dëse System automatesch, jo automatesch, den Ecart vun de Revenuen, also de Gruef tëscht Arem a Räich, ëmmer vergréissert! Effektiv fir een deen eppes méi wei de Mindestloun, loosse mer mol soen 2.000 € de Mount verdéngt, mécht eng Indextranche 50 € de Mount aus, e verdingt also dann 2.050 €. Fir een deen dat 5facht verdéngt, 10.000 € also, mécht se 250 € aus: de kritt also dann 10.250 € - obschonns et schwéier ze verstoen ass firwat deen 200 € méi brauch fir säi Stot ze feieren wei een deen de selwechte Stot huet mä 5 mol manner huet! Tëscht deenen zwee Stéit war den Ecart vu Gehälter virun der Indextranche 8.000 € an no der Indextranche ass en 8.200 €. Ënnert der Hypotheese vun enger Indextranche pro Joer, giff deen deen 2.000 € de Mount krut no 10 Joer dann 2.560 € kréien, also 560 € méi, an deen vun 10.000 € kriit dann 12.800 €, also 2.800 € méi – deen kriit also iwwert déi 10 Joer méi derbäi kritt (2.800 €) wéi deen aneren am Ganze verdéngt (2.560 €) - an den Ecart tëscht deenen zwee Gehälter wier dann eng ganzer 10.280 €. D’Zil vum System ass also komplett verfeelt an de System ass anti-sozial.
Wei gesot ¾ vun de Leit déi zu Lëtzebuerg liewen hunn sech fir e System ausgeschwat deen des anti-sozial Auswierkungen soll limitéieren andeem dass den Indexatiounstaux soll regressiv par Rapport zum Akommes sinn an eng grouss Majoritéit ass der Meenung dass esou eng Indexatioun ab engem Niveau vun 5.000 € /Mount ganz soll ophéieren!
Dohier kann een sech froen wann dréi Véierel vun der Populatioun esou denken, firwat dass eis Decideuren déi Meenung net deelen. De Grond dass si selwer wahrscheinlech all vun esou Ännerungen negativ betraff wieren kënne mer jo net gëlle loossen, wëll si jo all gewielt gi sinn fir am Interêt vun eis all, y inclus deenen nächste Generatiounen , déi Decisiounen ze huelen déi néideg sinn a Sënn maachen ! Déi Fro musse mer also leider am Raum stoe loossen ! -
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Je ne suis pas dirigeant d’une grande entreprise, mais d’une société unipersonnelle. J’ai choisi de rester actif dans la vie professionnelle après l’âge de 65 ans, car je ne conçois pas ne plus rien faire de productif et de profiter seulement de mon sacro-saint droit acquis dénommé retraite. Si notre créateur le veut je resterai actif encore de nombreuses années, car l’activité est un pilier de la santé.
Et mathématiquement l’allongement de la vie va de pair avec l’allongement de la création de valeur ajoutée, car l’on ne peut retirer plus que l’on n’a contribué. Le système de retraite ne peut pas tabler sur un effet boule de neige pour subsister, le nombre croissant de cotisants ne peut être le remède au volume croissant des retraites à payer, car eux aussi vont tenir la main un jour pour recevoir ce qu’ils ont donné – une spirale sans fin qui explosera un jour.
Faudra bien que nos politiques aient le courage de le dire ouvertement à toute la population – et qu’ils agissent logiquement! -
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Letter of Motivation II - Die Schule - Lernschutzschirm
Zu "Die Schule - ein Toll-Haus?" vom 11. Mai 2012 Ist es nicht von der Natur wunderbar eingerichtet: Wer will, kann immer und in jedem gutgemeinten Ansinnen, etwas finden, dass ihn in seiner fundierten (?) Meinung bestätigt und die Anderen mal eben zu marktschreierischen Idioten stempelt. Ob "Trommelklang der Disziplin" oder "Hymne der Begeisterung", alles scheint hervorragend geeignet, um sich ironisch über den jeweils Anderen zu erheben und ihn der Lächerlichkeit preis zugeben. Nur weil man sich gerade auf der anderen Seite des argumentativen Flusses befindet. Aber wie so oft steckt in allem ein Körnchen Gold, wenn man danach gräbt. Tun wir das denn? Graben wir wirklich nach dem Gold der Erkenntnis, das sich aus allen Erfahrungen, Entdeckungen und Ideen schürfen ließe? Nirgends wird derart vehement um die eigene Auffassung gekämpft wie in Sachen Schule und ihre Aufgaben, Pädagogik und ihre Stilmittel, Lehrer und ihre Berufsauffassung, Curricula und ihre Bedeutung, Schüler und ihre Lebenswelten, Lernwege und ihre Verzweigungen, Zukunft und ihre existenziellen Kompetenzprofile! Warum nur kann man nicht einfach das Beste von allem nehmen und in einer wertschöpfenden Mischung eine Schulstruktur entwickeln, die das Beste vom Traditionellen und das Beste heutiger Wissenschaft und Technik in Sachen Schule, Lernen und Erziehen unter einen Hut bringt. Unter EINEN Hut? Na, vielleicht muss ja nicht jeder Hut die gleiche Farbe haben und auch nicht die gleiche Form. Weshalb nur nicht? Ach ja, weil Köpfe auch verschieden sind. Manche dicker, manche schmaler, manche schwerer, manche leichter, manche runder, manche eckiger. Aber selbst die Gehirnmasse von Nobelpreisträgern reicht von ca. 800 Gramm bis an die 2000 Gramm; kann man also nichts von ableiten. Klug könnte jeder sein, und sei der Kopf auch dreieckig! Vielleicht wird ja in der Pädagogik ein Bild daraus, wenn alle die Köpfe zusammen stecken und Hüte finden, die zwar Varianten des einen Themas sind, aber alle unter den EINEN Lernschutzschirm, altertümlich Schule, passen. Muss ja nur groß genug sein, dann wird es schon gehen. Ist denn nicht genug Platz für die Verschiedenartigkeit des Lebens und Lernens? Warum nicht Lernkonzepte anbieten und Lehrer, Eltern und Schüler auswählen lassen? Warum müssen staatliche Lösungen immer für alle gleich sein? (Wer dem ausweichen kann, tut es ohnehin. Der privatisierte Schulmarkt bietet längst viele Optionen.) Wer ehrlich ist, kann sogar zugeben, dass das bisherige Konzept gar nicht einheitlich ist. Denn auch in der traditionellen Schulform machten Lehrer, was sie "wollten", sprich, was sie für richtig hielten und mit ihren Lebens- und Berufsauffassungen vereinbaren konnten. Oder nicht? Es ist der Geruch der Veränderung, der sich langsam aber sicher über den steinernen Gärten der Pädagogik ausbreitet. Den einen freut´s, den andern scheut´s. Aber das darf es nicht gewesen sein. Der Artikel "Tollhaus Schule" will sicher aufrütteln, schüttet aber in meinen Augen das Kind mit dem Bade aus. Die praktischen Beispiele, wie luxemburgische Eltern heute ihre Kinder ver-ziehen, verhöhnen - leider ohne Einschränkung - all diejenigen, die sich auch in einem relativ reichen und konsumorientierten Umfeld, um ernsthafte Wertevermittlung und eine sogenannte "gute Erziehung" samt "solider Allgemeinbildung" bemühen. (Man hat schon Grundschullehrer im Jaguar zur Schule kommen sehen.) Auch die Beispiele, wie unreife und aus dem Lot geratene Jugendliche ihren Eltern, Lehrern und Schulkameraden das Leben schwer bis unmöglich machen, sind parteiisch klug gewählt. Aber trotz allem Verständnis für hilfslose Lehrer angesichts solcher grenzüberschreitender, krimineller Schulstreiche, die aufgeführten Exzesse sind nicht so "normal" wie uns die Schreiberin glauben machen möchte. Im LW finden sich täglich Beispiele für sozial engagiertes und anderes kluges Verhalten von Kindern und Jugendlichen. Man kann natürlich knallharte Beispiele für misslungenes Verhalten von Eltern, Kindern, Jugendlichen sammeln und sich darauf fokussieren. Genauso könnte man Beispiele für misslungenes Verhalten von Lehrern und anderen Pädagogen sammeln, ob in dieser oder in jener Richtung. Ein Internetaufruf brächte sicher eine erstaunliche und besorgniserregende Vielfalt zu tage. In der "alten" Schule gab und gibt es jede Menge Möglichkeiten, Schüler vom Lernen abzuhalten, sie in ihrem persönlichen Sein zu demütigen. Diese Kinder waren und sind oft ihr Leben lang frustriert, traurig, deprimiert, ängstlich oder rachsüchtig und gemein. In der "neuen" Schule gibt es natürlich auch jede Menge Möglichkeiten, Schüler vom Lernen abzuhalten und sie durch ein Zuviel an Spaß und Freier Gestaltung in die geschilderten neurotischen und schädlichen Verhaltensweisen zu treiben. Aber der Wille beider Systeme ist ein anderer. Und die Möglichkeiten beider Systeme, wenn man sie denn derart getrennt betrachten will, sind ebenfalls gänzlich andere. In der "alten" Schule entstehen kluge, reife Erwachsene, wenn Elternhaus, Schule und soziales, gesellschaftliches Umfeld konkludent handeln. Aber da ursächlich selektiv vorgegangen wird, um das vorherrschende von sozialen Klassen und Gruppen dominierte Weltbild zu untermauern, sind es nur wenige, denen ein bildungsreiches und facettenreiches Leben vorbehalten ist. Dem Rest bleibt ein solides, weitgehend eingeschränktes Leben, das fast immer vom Berufs- und Bildungskanon der Eltern bestimmt wird. Kleine Gruppe waren immer schon radikal und in ihren Ansichten über "wertes und unwertes Leben" dennoch geschichtsbildend. Dem wurde und wird wenig entgegengesetzt. Aus der "neuen" Schule können und sollen ebenfalls kluge und reife Erwachsene entstehen, wenn Elternhaus, Schule und soziales, gesellschaftliches Umfeld konkludent handeln. Nur möchte man eben mehr: Mehr kluge und reife Erwachsene, die sich selbst als gestalterischen Teil der Gesellschaft sehen, ihre demokratische Verantwortung bejahen und im Laufe ihres Bildungslebens auch über sich und ihre Vorfahren hinauswachsen. In einem absolut positiven Sinne. Potentiale suchen, Potentiale wecken, Potentiale erkennen, sie herausfordern und fördern. Das ist der Kern des neuen Ansatzes; ein bisschen Spaß muss sein, aber der kommt von ganz allein, wenn Kinder merken, dass sie Teil eines Ganzen sind, nicht abgeschoben werden in sogenannte Kinderparadiese, aus denen man wie der arme Peter Pan niemals herauswachsen darf. Es ist selbstverständlich unbestritten, dass totale Verwöhnprogramme zu unsäglichen, unreifen und egoistischen Verhaltensweisen führen. Es ist aber hoffentlich auch unbestritten, dass man Ansporn und Möglichkeiten braucht, um das zu finden, was letztlich zu den individuellen genetischen, umweltbedingten und anerzogenen Merkmalen passt. Um damit etwas zu erreichen und zu gestalten, das sich und anderen zugute kommt. Wahrhaft zu GUTE kommt. Wer Kindern das in einer reichen und an natürlichen Katastrophen armen Umgebung versagen möchte, der spinnt. Schule ist nicht "so" oder "so". Schule ist eingebettet in das normale Leben der Gesellschaft. Lehrer sind Teile dieser Gesellschaft, die allerdings - in ihrer Lebensarbeitszeit - mit weitaus mehr Menschen in Berührung kommen, als alle anderen Menschen in ihrem Leben. Sie berühren sie, sie werden von ihnen berührt. Sie sind in einer einzigartigen, herausragenden Position. Sie arbeiten mit Kindern, Jugendlichen, heranwachsenden Menschen. Das macht sie so wertvoll und so unglaublich wichtig für jede Gesellschaft. Sie drücken - neben Eltern und sozialem Umfeld - jedem "ihrer" Kinder ihren ureigenen Stempel auf. Motivation, Ansporn, Neugierde, Inspiration? Frust, Gleichgültigkeit, Gehässigkeit? Alles ist möglich und passiert täglich. Das kann nicht bestritten werden. Das Selbstbild des Lehrers, seine Lebenserfahrung, seine Lebensauffassung, seine persönliche Art zu denken, zu sprechen, zu berühren, das alles färbt direkt auf unsere Kinder ab. Sie formen sich nach ihren Vorbildern; sie nehmen ihre Lehrer ernst. Und manche Kinder verbringen weitaus mehr Zeit mit ihren Lehrern als mit ihren Eltern. Das sollte für jeden Lehrer Anlass genug sein, regelmäßig über die eigene Lebens- und Berufsauffassung nachzudenken und sie vielleicht weiterzuentwickeln. Warum ist man Lehrer geworden? Warum ist man - wirklich - Lehrer geworden? Was reizt einen an der schon immer anstrengenden und herausfordernden Arbeit, anderer Leute Kindern etwas beizubringen. Sei es lesen, rechnen, schreiben oder Physik, Geschichte, Musik oder gar vernetztes, kreatives Denken? Was war der Grund für die Lebensentscheidung, Lehrer zu werden? Was ist der Grund, Lehrer zu bleiben, an dieser oder jener Schule? Niemand muss sein ganzes Leben lang, diesen allumfassenden Beruf ausüben. Niemand muss dort ausharren, wo es ihn zufällig zu Anfang seiner beruflichen Laufbahn hinverschlagen hat. Gerade Lehrer sollten doch reif, geistig rege und bildungstechnisch so vernetzt sein, dass sie auch andere berufliche Wege einschlagen können. Eine Gesellschaft, die starke, gesunde, motivierte Lehrer will, sollte Lehrern Wege eröffnen, sich in anderen Berufsfeldern zu integrieren. Und vielleicht sogar wieder zurückzukehren, mit einem Mehr im Rucksack der Erfahrungen. Sollen sie doch die Kinder auf alle Berufsfelder und eine vorhersehbare, dennoch mutierende Zukunft vorbereiten und ihnen Wahres darüber erzählen, sie animieren, ihre Bildung und Entwicklung ernst zu nehmen und hart an sich zu arbeiten. So wie das jeder Lehrer ja auch zeitlebens tut. Oder etwa nicht? Hossa, weil die Welt sich dreht! Liebe Grüße von Marvi Hämmer Mutter von sechs aufgeweckten Kids
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Letter of motivation ... to whom it may concerne!
Denken lernen nicht Gedachtes! Könnte so ein Motto der "neuen Schule" lauten? Selbstverständlich muss jedes Kind Lesen, Schreiben, Rechnen, Zeichnen, Musik, Luxemburgisch, Deutsch, Englisch, Französisch, Latein, Biologie, Chemie, Physik, Geografie, Geschichte, Sozialkunde, Moral&Religion, Wirtschaft, Staatsbürgerkunde, Rechtsgrundlagen, Sport&Schwimmen, Ernährungsregeln etcpp erlernen. Es gibt sicher noch viele interessante Themen, die für unsere Kinder wichtig werden könnten, angesichts der Entwicklung der Welt, der Weltbevölkerung (Asien 4,2 Milliarden, Afrika 1 Milliarde) und der damit verbundenen Entwicklung der Märkte, dem Verbrauch der Ressourcen, den sich verändernden Umweltbedingungen. Und wie mancher Glauben machen möchte, liegt die Last der Problemlösungen allein auf den Schultern unserer Kinder. Die angehäuften, ansteigenden Schuldenberge - aller Sparbemühungen zum Trotz - sollen von unseren wirtschaftlich erfolgreichen Kindern zurückbezahlt werden und zwar nach Möglichkeit ohne Einschränkungen für die, welche sie angehäuft haben und immer noch anhäufen. Allen Beteuerungen zum Trotz. Kinder sollen also schnell und viel lernen. Dann - aber bitte mit Sahne! Leistungsorientierung, gar Leistungsdruck sind verpönt. Jeder soll am Ziel ankommen; so der nahezu einhellige politische Kontext. Mindestziele werden definiert; das ist gut. Hochleistungsziele - Sendepause, Funkstille, definieren sich selbst ? Luxemburgs politische Elite will mitspielen auf allerhöchster Ebene -Weltsicherheitsrat - eines der kleinsten Länder der Welt mit einer der kleinsten Armeen der Welt. Auf Augenhöhe mit Ländern wie China, Indien, Pakistan, Amerika, Russland, Brasilien, Japan, Australien. Dazu benötigt man personelle Ressourcen, Menschen aller Altersgruppen mit breit und tief angelegten Kompetenzen und Kapazitäten. ThinkTanks, Denkfabriken, Forschungslabore, Innovationszentren, das sind die Quellen der persönlichen, regionalen, nationalen und internationalen Erfolge. Dazu bedarf es vieler kluger, fortschrittlicher, quicklebendiger, überdurchschnittlich engagierter, total frustrationsresistenter Menschen, die unbeirrt und unbeirrbar am "Haus der Welt" mitbauen. Jede und jeder an seinem Platz. Kastendenken, sozialer Dünkel, eingebildete Bildung, das kann sich niemand leisten. Bildung hoch Zwei, Bildung im Quadrat (in allen Lebensaltern) muss hin, wo derzeit laissez-faire und kleine Lösungen favorisiert werden. Abgrundtiefe Bildungsfreude und Mut zur Zukunft werden dringend gebraucht. Ob mit französischem Plural-S oder ohne. Es geht um hohe und höchste Ziele, damit unser Land, Europa und die Welt kreative, funktionstüchtige und wertschöpfende Antworten findet auf die dringenden, drängenden Herausforderungen der Gegenwart und der Zukunft. Darf´s ein Nobelpreis sein? Oder auch zwei, drei, vier ….? Ja bitte! Warum nicht? Aber ein Nobelpreisträger kommt selten allein. Sie, Er braucht ein nobelpreisfähiges Umfeld, in dem alle an einem Bildungsstrang ziehen. Hauruck - so feste wie sie können. Kein Tauziehen, ewiges Hin- und Her, das keinen einen Millimeter vorwärtsbringt und letztlich alle zum Fallen. Alle Kinder, Jugendliche, junge Erwachsene und Erwachsene jeden weiteren Alters brauchen Bildung und sollen Bildung wollen. Grundnahrungsmittel für den Geist wie Wasser für den Körper. Bildungshunger - wie damals nach dem 2. Weltkrieg der Hunger nach Frieden, warmen Häusern, bunten Kleidern, Fernsehern, Autos und den neuen "Nahrungsmitteln" Kaugummi, Cola und Hamburgern. Bildung muss Hunger stillen, nicht satte Mägen stopfen. Aber wohin denn dann mit all den bildungshungrigen und gut ausgebildeten Menschen? Wo können, sollen, müssen sie hin? Wie sehen ihre Perspektiven nach der Schule aus? Welche Jobs, welche persönlichen und beruflichen Entwicklungen stehen ihnen offen? ziehen sie an? rufen nach ihnen? Wer zeigt ihnen Wege auf? Karrieren, die allen nutzen, nicht nur sich selbst, der eigenen Familie, dem eigenen Clan, der eigenen Partei, dem eigenen Land? Über sich selbst hinauswachsen, meint auch, über seine anfängliche Lebenssituation - privilegiert, leicht, normal, schwer, chaotisch - hinauszuwachsen, etwas mit dem Gottesgeschenk Leben anfangen. ALLE Kinder müssen zur Bildung geführt, ja getrieben werden. Sie müssen gefordert, herausgefordert werden. Jeden Tag, jede Minute. Jede soll lernen, was sie kann; jeder soll lernen, was er kann! Im Gleichtakt Marsch? Im Gänsemarsch? Warum ?? Nicht die untersten "Ziele" müssen von allen erreicht werden, sondern die hohen, die höchsten Ziele müssen von allen erreicht werden. In welcher Zeit? DAS ist die einzige Variable, die zur Disposition stehen kann. Einige sind schneller als andere. Na und. Weg- und Lerngefährten wird es immer geben. Die Zeit, in der die Ziele erreicht werden, ist variabel und individualisierbar; in einem der kleinsten Länder der Welt, mit einer überschaubaren Zahl an Schülern, Lehrern, Gebäuden. Nicht aufhören zu lernen, nicht aufhören zu lehren, bevor die erforderlichen Kenntnisse, Fertigkeiten und Fähigkeiten erreicht wurden. Nicht nachgeben, nicht aufgeben, sondern einfach weitermachen, voller Begeisterung über jeden Lernabschnitt, der geschafft wurde. Voller Neugierde und Tatendrang rein ins nächste Lernabenteuer im nächsten Feld. Jede, jeder, der "fertig" ist, kann im selben Moment weitermachen mit dem nächsten Etappenziel. Ohne Scham über den eigenen Erfolg, ohne als Streber beschimpft zu werden. Nobelpreisträger werden nicht geboren, sondern gemacht. Nicht jeder der bisherigen Preisträger konnte schon mit drei Jahren lesen, schreiben und rechnen und hat es sich noch dazu selbst beigebracht. Manch eine, manch einer hat ganz einfach die Schulbank gedrückt und seine Aufgaben erledigt. Nur hören sie dann nicht auf. Sie fragen auch nicht, wie wenig muss ich tun, um trotzdem noch eine staatlich gesicherte Arbeitsstelle, ein sicheres Gehalt und eine noch sichere Pension zu bekommen. Sie machen einfach immer weiter; arbeiten an ihren Lebensfragen, allein, im Team, dort auf der Welt, wo man ihnen Zeit, Raum, Geld, Ressourcen gibt und ihnen tiefe Anerkennung zollt. Für ihre Arbeit, für ihre Leistungen, für ihr Engagement, ihre Ziele. Leistungswille braucht vor allem Anerkennung. Hohn ist Gift; Neid ist Gift; Angst ist Gift. Hunger, Begeisterung und Anerkennung sind Öl für´s Lerngetriebe. Rein damit ins System. Konsequent, ohne wenn und aber; alle sollen am Bildungsstrang ziehen, so kräftig sie nur können. NO ONE LESS! Ein wunderbarer chinesischer Film über eine kleine chinesische Ersatzjoffer vom Land und auf dem Land, die einen schulmüden Ausreißer unter großen persönlichen Mühen und mit einer unvorstellbaren Hartnäckigkeit wieder einfängt und ihn in sein Dorf und seine Schule zurückbringt. NO ONE LESS - bringt es auf den Punkt: in die Schule bringen, zum Lernen bringen, das ist die eine große Aufgabe. Lernen lassen, an die Universitäten, in die Zukunftsunternehmen, in die Forschungszentren und ThinkTanks bringen, das ist die andere große Aufgabe. Kein Entweder oder. Beides! Ohne Unterlass, ohne Reduktion auf den kleinsten gemeinsamen Nenner. Jede, jeder an seinem Platz mit seiner Kraft, mit seinen Möglichkeiten, aber auch nicht weniger. Dabei steht alles auf dem Prüfstand: Schulorganisation, Lehrpläne, Lern- und Arbeitszeiten. Na und, ja und? Der Weg ist das Ziel und jeder Schritt in die richtige Richtung bringt Fortschritt. Lernen und Schule sind nicht für alle gleich; müssen, können, dürfen daher nicht für alle gleich sein. Eine breit aufgestellte Bildungslandschaft ermöglicht Bewegung und Fortschritt für alle, jede, jeder in seinem Tempo. Aber das ZIEL ist immer das gleiche: nicht wenig, nicht behäbig, nicht staatlich voll versorgt und unkündbar abgesichert, sondern: viel und davon mehr, expansiv, staatlich gewollt, gefördert und anerkannt. UND privat gewollt, gelebt und angestrebt. Nach dem Höchsten streben. Denken lernen nicht Gedachtes. Auf die freien Denk- und Handlungsräume stürzen, davon gibt es viele und täglich werden es mehr. No one less. Jeder Mensch, jedes Kind wird gebraucht und muss das wissen! Niemand wird "entschuldigt", wenn er oder sie beim gesellschaftlichen Denken fehlt, beim Kassieren aber in der ersten Reihe steht. Nicht das Abkassieren darf der Mittelpunkt des gesellschaftlichen Lebens sein. SONDERN das kreative, substantielle und fortschrittliche Denken muss in der Mitte allen gesellschaftlichen Lebens stehen und allen individuellen Lebens auch. Bitte macht eine Schule für alle - mit einem Ziel für alle: Bildungshunger schaffen, stillen, anstacheln und Erfolg in privatem, beruflichem, gesellschaftlichem, nationalem und internationalem Leben. Und einigt Euch schnell und macht es gut… weil die Welt sich dreht, Hossa! (Zitat Marvi Hämmer)
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Citoyenneté et droit de vote des étrangers : de la citoyenneté sociale à la citoyenneté politique, facteur d’intégration et de cohésion sociale au Luxembourg.
En parlant de Politique, nous le savons tous, la participation à la vie de la cité peut prendre différentes formes : s'engager dans un parti politique au Luxembourg permet de mélanger des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, adhérer à un syndicat ou à une association patronale, participer à des actions collectives locales, avoir le droit de vote ou celui d'être élu. Au Luxembourg, a été accordé aux étrangers le droit de vote aux élections locales ; c’est un droit fondamental majeur encore peu répandu dans l’UE. La reconnaissance d’une « citoyenneté sociale » : Les étrangers résidents ont progressivement acquis des droits égaux à ceux des nationaux dans de nombreux domaines dès lors que l’exercice de l’autorité publique ou de fonctions de souveraineté n’était pas en jeu. Ainsi la reconnaissance de droits aux étrangers, identiques à ceux dont bénéficient les luxembourgeois, remet en cause la conception traditionnelle de la citoyenneté fondée sur la seule nationalité. Une nouvelle citoyenneté apparaît, qualifiée parfois de « citoyenneté sociale ». La création d’une citoyenneté européenne : Rappelons que le Traité de Maastricht institue une citoyenneté européenne. Les citoyens de l’Union Européenne sont les personnes ayant la nationalité d’un Etat membre de l’UE. Le traité leur accorde le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales et européennes. L’argument avancé par les opposants au droit de vote et d’éligibilité des résidents non communautaires, selon lequel la citoyenneté serait indissociable de la nationalité n’apparaît plus fondé dès lors que le traité de Maastricht opère une dissociation entre nationalité luxembourgeoise et citoyenneté européenne. Les défenseurs du droit de vote des étrangers, dont je suis, souhaitent que l’exercice de la citoyenneté politique ne soit plus limité au critère de la nationalité mais prenne en compte celui de la résidence. Pacte d’intégration : vers une citoyenneté politique liée à la résidence pour tous les étrangers ? Ce débat sur le droit de vote des étrangers est récurrent depuis de nombreuses années (et notamment en France, mon pays d’origine). Ainsi, en France, les opposants de principe au droit de vote des étrangers mettent en avant la menace à la souveraineté nationale, puisque pour eux citoyenneté et nationalité sont intimement liées, ou bien dénoncent la manipulation politique dont le seul but serait de faire grimper l’extrême droite, opposée à cette mesure. Clairement, il n’est pas souhaitable que ce genre de thèses se répande au Luxembourg ! Bien que le Luxembourg ait, depuis quelques années, dépassé cette vision manichéenne, ne faudrait-il pas formaliser juridiquement un véritable « PACTE D’INTEGRATION » reposant sur des volets tels qu’une politique d’accueil formalisée pour tout nouvel arrivant, une compensation active des inégalités (socio-économiques, culturelles, formation, diplôme,...) afin de décloisonner les barrières culturelles et favoriser le « bien-vivre ensemble », une incitation active à la participation à la « vie de la cité » (implication dans la vie de l’école pour les mères de famille, les projets communaux, les organismes socioprofessionnels, etc...) ? La politique de l’accueil des nouveaux arrivants pourrait, ainsi, devenir un pilier important de la politique d’intégration : c’est dès l’accueil qu’un engagement volontariste d’intégration pourrait être proposé au candidat à l’installation. La stabilité du séjour, en quelque sorte validée par l’obtention automatique de la carte de résident après un délai de présence régulière, était considérée comme un facteur favorisant l’intégration mais insuffisant ; il faudra désormais s’intégrer (et, de facto, le « prouver ») en même temps que d’avoir la garantie d’un séjour stable via ce pacte d'intégration. Ce dispositif, sous forme de "contrat social moderne", donnerait ainsi un corps monolithique et fiable à ce que l’on pourrait nommer « l’intégration à la luxembourgeoise » et permettrait de « tuer dans l’œuf » toute tentative de récupération politique par des partis populistes diviseurs. Avec tout mon intérêt et mon soutien pour votre action.
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Réinventons la démocratie
Normalement nous serions plutôt portés à vanter notre système politique. Aux pays arabes, récemment débarrassés de leurs dictateurs, nous recommandons notre modèle. L‘impression s‘installe que notre mode de vie serait une conséquence directe du système démocratique que nous pratiquons. Dès lors, ne sommes-nous pas un peu responsables de toutes ces révolutions, dites ,Printemps Arabe‘? Or pour que ces pays aient une quelconque chance de voir émerger de ce mouvement poursuivi avec enthusiasme, un mode de vie semblable au nôtre, il y a tellement de choses qui devraient changer au-delà du renversement de l‘un ou l‘autre dictateur! Mais d‘abord sommes-nous sûrs que notre modéle politique soit vraiment démocratique? A observer un peu partout en Europe les violentes manifestations contre la politique d‘austérité décidée en haut lieu, il est clair que le peuple n‘a pas été entendu, alors qu‘en la matière c‘est lui qui devrait décider. Par ailleurs, il est manifeste qu‘il est blessé au plus profond de lui-même. Les suicides d‘individus désespérés en Grèce, en Italie le prouvent. C‘est que ces décisions ont été prises par une poignée de politiciens, certes élus, mais avec quel intervalle temporel, selon quel scrutin indirect et lointain et selon quel mode de responsabilité? Si ce système était le seul possible, il y a encore quelques décennies, aujourd‘hui, à l‘époque de l‘internet et de l‘email, d‘autres processus de décision, plus proches du citoyen(ne) sont possibles et devraient être explorés. Le manque de profondeur démocratique met aujourd‘hui notre système démocratique en danger. Les faibles taux de participation à la plupart des élections législatives, loin derrière celles que connaissent p. ex. les pays arabes en voie de démocratisation, en disent long sur la légitimation démocratique. Cependant des taux élevés peuvent aussi être observés quand les citoyen(nes) sont convaincus qu‘ils doivent se manifester, p. ex. ,lorsque la patrie est en danger‘, selon la formule consacrée. Depuis la fin de la dernière guerre mondiale jusqu‘à la chute du mur de Berlin, sur 44 ans, la co-existence de notre système démocratique basé sur la libre entreprise et le respect du droit à la propriété avec le système du bloc soviétique d‘économie planifiée, basée sur la confiscation du sol et des moyens de production, a clairement démontré la supériorité de notre modèle, ne fût-ce qu‘en termes de niveau de vie. Malgré cette évidence, on entend aujourd‘hui des voix qui semblent mettre en doute cet acquis. Pour définir l‘avenir, il est temps de donner à la majorité silencieuse l‘occasion de s‘exprimer. Certes, on ne peut pas soumettre à référendum toutes les décisions, ni a fortiori, les plus importantes. Un comportement aussi responsable que celui manifesté par la population helvétique n‘apparaît pas du jour au lendemain. On pourrait cependant commencer ,petit‘: Soumettre au moins certaines décisions considérées comme controverses à une discussion contradictoire avant la saisine officielle. Comme toutes les décisions politiques sont préparées par des réunions en commission, il suffirait d‘en soumettre un certain nombre à une discussion contradictoire préalable sur base du même ordre du jour que celui prévu dans le processus législatif normal, en présence des membres élus de la commission respective au sein du Conseil communal, du Parlement national ou européen réunis avec un certain nombre de citoyens ,lambda‘, choisis de manière aussi représentative que possible parmi les intéressés qui se seraient manifesté au préalable. Les candidats passeraient un examen de screening pour éviter de créer des doublons des partis et groupes de pression et la liste retenue serait publiée. En préparation des réunions, ils auraient bien entendu droit à toutes les sources d‘information et rapports d‘experts en la matière. Créer un nouveau parti pour promouvoir le changement peut certes être utile, mais avant, il faudrait changer le mode de décision pour le rendre plus démocratique. Sinon, comment être sûr que ce nouveau parti, après un début dans l‘enthousiasme, ne subisse ensuite le sort de tous les autres partis? En créant un système qui donnerait ,en temps réel‘ la voix et les moyens à la ,majorité silencieuse‘, on peut espérer approfondir le processus démocratique et éviter ces décisions apparemment prises au mépris des citoyens, tels Stuttgart 21 ou la 3e piste à l‘aéroport de Francfort, puisque la discussion contradictoire aurait pu avoir lieu au préalable, évitant d‘importants faux-frais et menant à des décisions plus équilibrées.